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plantes médicinales, vertus, histoire, cuisine

LES TINCTORIALES

Une plante tinctoriale est une plante dont certaines parties peuvent servir à préparer des colorants et des teintures. Celles-ci sont utilisées généralement pour teindre des fibres textiles naturelles (laine, coton, soie...) mais peuvent aussi servir comme colorants alimentaires ou corporels (maquillage ou peintures rituelles).

Qu'est-ce qu'une plante tinctoriale ?

Les plantes font partie intégrante de notre environnement et ce, depuis la nuit des temps. Les pigments qu'elles contiennent dans leurs feuilles, leurs écorces, leur sève, leurs fleurs, leurs fruits ou même leurs racines permettent de colorer de manière naturelle textiles, aliments, produits cosmétiques, peintures, et bois.

La palette de couleurs obtenues couvre toute les couleurs de l'arc-en-ciel. Jaune, orange, rouge, bleu, vert, violet et même noir, rien n'est impossible, il suffit juste de choisir la bonne plante en fonction de la matière à teinter. Toutes les nuances de ces couleurs sont déclinables dans des teintes pâles ou très vives selon l'effet souhaité et la plante employée.

La couleur obtenue à partir d'une même espèce de plante peut cependant varier selon la méthode appliquée pour extraire les pigments, la nature du support à teindre, l'époque et le lieu de récolte mais aussi les divers traitements subits.

Une plante est reconnue comme ayant une bon pouvoir tinctorial dans l'industrie du textile selon 3 critères : sa résistance à la lumière, sa tenue au lavage, et sa stabilité à la sueur.

HISTOIRE:

L’artisanat textile a sans doute occupé une place importante dans la vie des populations du passé mais a laissé peu de traces matérielles, en dehors du mobilier traditionnel de filage et tissage : fusaïoles et pesons. L’information concernant les matières premières utilisées nous est rendue accessible par l’étude des fragments d’étoffe, le plus souvent conservés par migrations d’oxydes métalliques en contexte de sépulture, et par les macro-restes végétaux de plantes présumées textiles ou tinctoriales. Nous évoquons les thématiques d’étude relatives aux restes carpologiques de plantes dites techniques, de l’âge du Bronze à l’époque médiévale en France septentrionale, tout en rappelant les réserves portant sur l’interprétation de ces indices au sein de rejets secondaires d’origine domestique. En effet, les organes végétaux, tiges et feuilles, utilisés le plus souvent pour l’extraction de fibres ou de matières colorantes, se conservent rarement, à l’inverse des fruits et des graines. En Europe du Nord-Ouest, on les retrouve surtout sur les sites «  humides », comme les habitats palafittes, et les contextes de sépultures, en raison de la bonne conservation des matières organiques végétales, sous forme imbibée ou minéralisée

Des trois plantes – lin, chanvre et ortie – régulièrement utilisées pour leurs fibres durant la protohistoire, les deux premières sont toujours en usage tandis que la dernière l’était encore il y a peu. Le lin-fibre donne des filasses de bonne qualité en climat doux et humide. Les sous-produits peuvent être utilisés comme combustible. Le chanvre fournit des fibres plus rugueuses au toucher que celles du lin, qu’on destine souvent à la fabrication de cordes, ficelles, toiles à voile et toiles grossières. Des tissus très fins peuvent néanmoins être obtenus à partir de cette plante. Les usages textiles de l’ortie, dont la filasse est soyeuse et de belle qualité, mais dont les brins sont courts, sont plutôt utilitaires. La toile d’ortie, très durable, était utilisée au xixe siècle pour confectionner des draps et des torchons, mais aussi des cordages, des filets de pêche et du fil à coudre

Au Moyen-âge, la garance n’est concurrencée que par les rouges tirés d’insectes : cochenille et kermès, qui fournissent des rouges somptueux, mais beaucoup plus chers. Sa culture est recommandée par Charlemagne dans le Capitulaire de Villis (812) et trouve sa place tout au long du Moyen Age dans une économie de subsistance. Dans les courtils du nord de la France, au côté des ressources potagères, elle assure un revenu supplémentaire intéressant, en lien avec la proximité des grands centres drapiers.

Encore abondamment produite en Europe, notamment dans les garancières du Sud de la France et aux Pays Bas jusqu’au 19e siècle, son usage s’achèvera au tournant du 20e siècle, avec la synthèse de l’alizarine (1826)


 

Mode d'emploi

-Macération :

broyer, ou hacher finement les plantes et les laisser tremper dans un petit volume d'eau tiède quelques heures voire quelques jours, cette macération favorise l hydrolyse des hétérosides contenus dans la plante et l extraction des aglycones ou gémines

-Décoction

Après avoir ajouté un volume d 'eau froide ( env. 5l par livre de laine), chauffer doucement le bain de teinture jusqu à ébullition, laisser mijoter 1h pour les plantes tendres et 3/4h pour les bois, écorces lichens.

le bain de teinture est  ensuite passé et dès que la température est redescendu à 40° on peut y plonger , laine, soie, etc, bien mouillées au préalable

 

 

GARANCE des teinturiers

Rubia tinctorium

 

 

 

La garance est une plante vivace qui possède une racine rhizomateuse lui assurant ses réserves.
Son feuillage est coriace, vert foncé, luisant et denté et étant semi-persistant.

Sa tige crochue lui permet de s'accrocher et de grimper dans les haies sauvages pouvant ainsi mesurer presque 2 mètres.Les fleurs apparaissent en été, elles sont toutes petites, de couleur jaune verdâtre à 5 pétales.
Cette plante tinctoriale est connu pour ses colorants naturels (purpurine et alizarine) contenus dans ses racines. On en extrait une teinture de couleur rose à rouge.

Elle servait depuis l'antiquité à teindre les tissus, le cuir et colorer les encres pour l'écriture.
On a coloré les uniformes de l'armée française jusqu'à la première guerre mondiale.
Elle a été abandonnée au milieu du XIXème siècle au profit des teintures chimiques.

De nos jours, elle est toujours utilisée en aquarelle.

Médicinale:

Oubliée par la médecine moderne, on extrayait de ses racines une substance permettant d'augmenter l'activité biliaire et comme plante purgative des intestins.

La seule action prouvée est celle de fluidifier les règles chez la femme.

 

 

AULNE

(Alnus glutinosa)

 

OIGNON

(allium cepa)

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